Afrique Sub-Saharienne

  • Climat: Une nouvelle promotion de chercheurs pour l'Afrique

    Samuel Hinneh

    22/03/17

Lecture rapide

  • Le programme CIRCLE a sélectionné 37 boursiers de neuf pays africains

  • Ils mèneront des travaux de recherche sur le changement climatique à l'extérieur de leurs institutions d'origine

  • Un expert les invite à étudier la conservation de la biodiversité

[ACCRA] Un programme se propose de renforcer les capacités des chercheurs africains de comprendre les impacts du changement climatique et de développer des solutions fondées sur des données probantes pour aider les décideurs à relever les défis du changement climatique.
  
La bourse CIRCLE (Climate Impact Research Capacity and Leadership Enhancement - Capacité de recherche sur l’impact du changement climatique et amélioration du leadership), une initiative de l'Académie africaine des sciences et de l'Association des universités du Commonwealth, vise à aider les chercheurs en début de carrière à entreprendre des recherches sur le changement climatique en Afrique.
 
Selon Benjamin Gyampoh, directeur de CIRCLE, ce programme de 5,85 millions de livres sterling (près de 4,5 milliards de Francs CFA) financé par le Département britannique pour le développement international, a retenu 37 chercheurs à partir d'environ 100 demandes de bourses d'études.

“Il existe un volet de la recherche où les chercheurs sont appuyés pour identifier les principaux intervenants dans le cadre de leur travail.”

Benjamin Gyampoh
Programme CIRCLE

 
La troisième vague de boursiers provient de 25 universités et instituts de recherche basés dans neuf pays : l'Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Nigéria, la Tanzanie, l'Afrique du Sud, le Soudan, l'Ouganda et le Zimbabwe.
 
Les boursiers ont assisté à un atelier d'initiation le mois dernier (10-12 février) au Kenya.
 
Les vingt-cinq établissements ont désigné des chercheurs pour participer au programme et leurs demandes ont fait l'objet d'examens rigoureux.
 
Le programme, qui a débuté en 2014, sélectionne des boursiers pour passer une année dans un autre organisme de recherche ou une université d'Afrique ; ils sont guidés par un superviseur et se concentrent sur les domaines relevant de l'agriculture, de l'énergie, de la santé et des moyens de subsistance, de l'eau et des politiques.
 
Gyampoh a déclaré à SciDev.Net: "Il existe une composante de la recherche où les chercheurs sont soutenus pour identifier dès le début les principaux intervenants dans le cadre de leur travail et travailler avec eux tout au long de la phase de recherche."
 
Berchie Asiedu, du Département des ressources en eau de l’UENR, une université du Ghana dédiée à l’énergie et aux ressources naturelles, explique que le programme a été bénéfique en termes de publications et de plaidoyer sur les impacts du changement climatique, y compris la quantité et la qualité de l'eau.
 
Dans le cadre de sa bourse d’études, Berchie Asiedu s’est rendue au Département de l'aquaculture et de la gestion des pêcheries de l'Université d'Ibadan, au Nigeria.
 
Aliyu Umar Tambuwal, climatologue à l'Université Usmanu Danfodiyo de Sokoto au Nigéria, ajoute que de jeunes universitaires dans le domaine du changement climatique auront la possibilité de mener des recherches appliquées sur le climat par le biais d’un mentorat, afin de développer des techniques d’adaptation aux changements climatiques.
 
Peter Kwapong, directeur du Département de biologie et d'entomologie de la conservation, à l’Université de Cape Coast, au Ghana, estime quant à lui que des domaines cruciaux comme la biodiversité sont essentiels pour fournir des services écosystémiques, y compris la qualité de l'eau.
 
Kwapong exhorte les boursiers à s’intéresser à la conservation de la biodiversité, en raison des impacts du changement climatique sur les organismes vivants.