Afrique Sub-Saharienne

  • Faut-il interdire les sacs plastiques ?

    17/03/17
 
En avril 2015, le Sénégal interdisait l’utilisation des sacs plastiques. Avant ce pays, l’Afrique du Sud, le Rwanda, la Tanzanie, le Gabon, la Somalie, le Botswana, l’Algérie, le Tchad, le Maroc, le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Mali, la Mauritanie, le Togo, la Côte-d’Ivoire, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau et le Niger avaient, eux aussi décidé de bannir les sacs plastiques.
 
Ils sont certainement plus nombreux encore aujourd’hui, les pays africains qui ont décidé de déclarer la guerre à ces auxiliaires de course très pratiques.
 
Hélas, deux ans plus tard, force est de constater que la mise en œuvre des mesures d’interdiction est toute relative : A Dakar, Kinshasa, Rabat ou ailleurs, les sacs plastiques ont la vie dure : ils continuent de circuler allègrement dans les supermarchés des grandes villes du continent, sans que grand monde ne s’en émeuve.
 
Pourtant, leur interdiction était partie d’une bonne intention : protéger l’environnement.
 
Mais le principal problème du sac plastique est qu’il n’est pas biodégradable : sa durée de vie est de de 100 à 400 ans, ce qui veut dire qu’il constitue un danger potentiel pour la faune. Selon l'Organisation des Nations unies, en 1950, la population mondiale était de 2,5 milliards et 1,5 million de tonnes de matières plastiques avaient été produites.

En 2016, plus de 7 milliards de personnes vivent sur notre planète et nous produisons plus de 300 millions de tonnes de plastique. Selon le Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE), si cette tendance se poursuit, près de 33 milliards de tonnes de plastique auront été accumulées d'ici à 2050.

La production croissante, conjuguée à la fois aux modifications de la structure plastique et aux changements démographiques, a entraîné une augmentation de la quantité de débris plastiques déversés dans nos océans.
 
Une solution alternative a consisté en la mise au point de sacs plastiques biodégradables. Mais selon des spécialistes, cette solution est inopérante : ces sacs biodégradables ne fondent qu’à une température de 50 degrés C, qui ne correspond pas aux réalités de l’environnement marin.
 
Mais que faire face à cette situation ? Comment mettre fin à l’hypocrisie qui consiste à mettre fin aux sacs plastiques tout en les tolérant ? Faut-il sacrifier l’environnement sur l’autel des courses ? Faut-il faire avec les sacs en papier, en dépit de leurs insuffisances ?
 
SciDev.Net lance le débat.
 
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