Afrique Sub-Saharienne

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  • Science et technologie, passerelles pour le développement durable

    Julien Chongwang

    19/05/17

Lecture rapide

  • Les progrès de la science et de la technologie sont essentiels pour atteindre les ODD

  • Cela se vérifient par exemple dans de la lutte contre la faim et les questions de genre

  • Les Etats sont alors invités à exploiter collectivement la technologie et l’innovation

Lors de sa 20ème session qui s’est tenue du 8 au 12 mai dernier à Genève (Suisse), la Commission des Nations unies pour la science et la technologie au service du développement (CSTD) a réitéré l’importance "cruciale" de ces disciplines dans l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD).
 
Selon le communiqué de presse produit à l’issue des travaux, les participants ont appelé à une plus forte coopération internationale pour éradiquer la faim d'ici 2030 et pour étendre les bénéfices et les bénéficiaires de la science et de la technologie.
 
Ils ont également invité à renforcer les capacités aux niveaux national et mondial afin de progresser dans la réalisation des ODD.
 

“La science, la technologie et l'innovation sont, aux côtés du commerce, les forces les plus puissantes qui stimulent les progrès réalisés par le monde ces dernières années en termes de croissance, de réduction de la pauvreté et de développement humain”

Shamika N. Sirimanne
Division de la technologie et de la logistique, CNUCED

 
 
A ce sujet, les participants se sont appesantis en particulier sur deux des 17 ODD. A savoir la lutte contre la faim et l’égalité entre les sexes.
 
Pour ce qui est de la lutte contre la faim, la Commission considère la politique agricole comme un facteur déterminant du développement durable et inclusif.
 
Car, pour Ruijun Wang qui présidait la session, "les ODD sont des objectifs ambitieux, multidimensionnels et interconnectés. Ils ne peuvent être atteints sans une application efficace, appropriée et inclusive de la science, de la technologie et de l'innovation".
 
Ainsi, selon le communiqué de presse qui a sanctionné les discussions, l'utilisation de la science et de la technologie pour la sécurité alimentaire nécessite une approche multisectorielle et multidisciplinaire.
 
Avec en l’occurrence une collaboration "sans précédent" impliquant les communautés agricoles locales, le secteur privé, le gouvernement, la société civile, le milieu universitaire et la communauté scientifique et technique.
 
Les membres de la commission sont en effet tombés d’accord sur le fait que "la construction d'écosystèmes innovants pour l'agriculture devrait s'appuyer sur des talents et des innovations émanant non seulement des départements agricoles et des instituts de recherche, mais aussi des centres d'excellence en informatique, télédétection, intelligence artificielle et génie génétique".
 
Parmi les technologies nouvelles et émergentes qui peuvent être utiles dans ce sens, les participants à cette 20ème session citent la biologie synthétique, l'intelligence artificielle, le big data, la robotique et l'impression en 3D.
 
Egalité des sexes
 
En ce qui concerne l’égalité des sexes, il a été unanimement constaté que des lacunes persistent et les Etats ont été conviés à prendre des options politiques clés pour réaliser des progrès dans la réduction du fossé en matière de genre , lié aux sciences et à la technologie.
 
Son Altesse Royale Nisreen El-Hashemite, présidente de la "Women in Science International League" en a d’ailleurs profité pour souligner "l’impérieuse nécessité d’accroître le rôle des femmes dans les sciences en vue de l'atteinte des ODD".
 
Elle insiste sur le besoin "d’assurer l'égalité et la pleine participation de femmes de sciences dans la prise de décisions et dans les programmes durables".
 
Pour sa part, Shamika N. Sirimanne, directrice de la Division de la technologie et de la logistique de la CNUCED[1], martèle que "la science, la technologie et l'innovation sont, aux côtés du commerce, les forces les plus puissantes qui stimulent les progrès réalisés par le monde ces dernières années en termes de croissance, de réduction de la pauvreté et de développement humain global".
 
Et d’ajouter : "cette Commission fournit un forum pour tous les pays pour discuter de la façon dont ils peuvent exploiter collectivement ces technologies pour un développement durable tout en minimisant les risques et les défis associés",
 
Au cours de sa prochaine session (la 21ème), la CSTD prévoit d’explorer "comment les pays développés et les pays en développement peuvent créer des compétences numériques pour exploiter les technologies en vue du développement durable.